Scones au parmesan et cheddar, élémentaire mon cher Watson.

Get ready for the ride of your life. Parce que les scones au fromage, ça pourrait aussi porter cette phrase de la promo de Sherlock. J’ai déjà fait des scones salés l’an dernier (aux tomates séchées, jambon et gruyère) recette adaptée d’un calendrier Wallace et Gromit. Mais aujourd’hui ce sont les scones de Gracianne que j’ai testés, recette, of course, trouvée sur Beau à la louche. Les scones sont bien moelleux et embaument le cheddar (et le mieux du mieux du mieux: ils se conservent, au moins 3 jours. Hier nous les avons mangés tièdes, avec une petite salade et de la viande de porc séchée, aujourd’hui, je m’en suis fait un sandwich pour la fac  avec une tranche de truite fumée, pratique!).

Le scone-sandwich

 Ah les anglais… non seulement ils ont Harry Potter, le tea time, les Beatles mais en plus ils ont les scones et Sherlock. Holmes bien sûr. Héros des livres de Sir Arthur Conan Doyle, que la BBC a eu la bonne idée d’adapter en série… au 21ème siècle. Ne partez pas en courant, c’est excellent et, avec ou sans scones, vous allez devenir accro. Entre l’image du Sherlock à casquette et à pipe (désormais Sherlock d' »antan ») et le Robert Downey Jr. Sherlock tout en bagarre et en muscles, on avait un peu de mal à répondre à la question: mais qui es tu Sherlock Holmes? Peut être serait-ce un mix des deux, projeté dans le Londres de 2010, incarné avec justesse par Benedict Cumberbatch (La taupe et prochainement méchant dans Star Trek), accompagné de son fidèle Watson joué par Martin Freeman (je l’ai reconnu au premier coup d’oeil: la doublure porno dans Love Actually, si si, mais surtout c’est le futur (très médiatisé) Bilbo Le Hobbit. Martin: bankable). A raison de 3 épisodes par saison (et de deux saisons) d’une durée de 90 minutes, la série emprunte plutôt le format téléfilm. Mais attention, BBC style! Alors du bon, du grand, du montage top niveau (The hounds of Baskerville,même si l’épisode n’est pas le meilleur), du scénario bien ficelé, du dialogue ping-pong entre les deux héros aux remarques acérées de Sherlock, de la belle photo et de l’accent britannique. Damn, ils sont forts. Je vous mets la bande annonce du premier épisode ici.

Et les scones pour regarder Sherlock?

450 g de farine – 50 g de cheddar râpé – 50 g de parmesan râpé – 1 sachet de levure chimique – 1 c.à.c de sel – 1 c.à.c de poivre – 2 pincées de piment d’Espelette – 50 g de beurre froid – 20 g de persil (ou de ciboulette) ciselé – 220 mL de lait – 1 oeuf + 1 jaune pour la dorure

Mélanger la farine, le sel, le poivre, la levure chimique et le piment. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et sabler du bout des doigts. Ajouter les fromages et le persil.
Battre, dans un récipient différent, le lait et l’oeuf. Ajouter le au mélange sec et amalgamer avec une fourchette, pétrir légèrement: le temps de faire une boule (sinon les scones seront denses).
Etaler la pâte sur le plan de travail fariné en un cercle de 2 cm d’épaisseur.
Préchauffer le four à 180° (160° pour moi, mais mon four est un peu La Torche des 4 fantastiques).
Dorer les scones avec le jaune d’oeuf à l’aide d’un pinceau, saupoudrer d’un peu de parmesan ou gruyère râpé, et découper en 6 ou 8 parts. Déposer les parts triangulaires sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
Enfourner pour 15 minutes (les scones ne doivent surtout pas trop cuire car ils doivent conserver leur moelleux).
Sortir du four et déguster immédiatement ou laisser tiédir/refroidir (pour les conserver: emballez-les dans du papier aluminium)

Et j’oubliais, pour ceux qui ne connaissent pas, un film a été produit par Spielberg en 1985 sur un Sherlock jeune, menant sa première enquête: Young Sherlock Holmes ou le secret de la pyramide. Et bien sûr pour les plus jeunes (ou les nostalgiques): Basil détective privé, la souris Sherlock de Walt Disney, trop peu connu à mon goût!