Des käseknepfle (quenelles au fromage blanc) devant The girl can’t help it

Deux petits plats pour se préparer à notre séjour en Alsace (le second, des quenelles au pain, est pour bientôt). Le tout vient de la strasbourgeoise Loukoum qui propose de chouettes recettes (alsaciennes, entre autres) ainsi qu’un index des restaurants dans lequel elle nous fait partager ses coups de coeur.

La recette des käseknepfle est – contrairement à son nom – ultra simple. C’est prêt en 10 minutes chrono, et l’on s’est régalé en les mangeant devant The girl can’t help it (1956), film musical de Frank Tashlin, réalisateur comico-burlesque issu de l’animation, qui réalisera une série de films avec le géant de l’humour US, Jerry Lewis. La blonde et moi (titre français du film) raconte l’histoire de Tom Miller, ancien impresario sur le déclin, qui se voit obligé par le mafieux Marty Murdock de faire de la pulpeuse Jerri (sa fiancée) une star de la chanson. Hic dans la mélodie: elle est incapable de chanter juste et ne souhaite qu’être une femme au foyer. L’actrice sex symbol Jayne Mansfield se transforme en un parfait mélange de pin up de Tex Avery et de Betty Boop blonde, donnant la réplique au mafieux joué par Edmond O’Brien, vu et apprécié dans La horde sauvage (de mon Sam Peckinpah tant admiré) et La comtesse aux pieds nus (de Joseph Mankiewicz aux côtés du beauuu Humphrey). Et dans le rôle de l’impresario alcoolique, Tom Ewell, le Richard de Sept ans de reflexion ( Comment ça ça ne vous dit rien? Marilyn Monroe en robe blanche sur une bouche d’aération ça ne vous dit rien peut-être?). Petit plus pour l’acteur qui joue Mousie, Henry Jones (mais non pas le père d’Indiana Jones...) qui n’est autre que le vendeur de bicyclettes dans Butch Cassidy and the Sundance Kid! Ajoutez à ça des séquences musicales à se trémousser devant sa télé, géniales chansons de rock interprétées par des guest stars de premier choix : Little Richard, Gene Vincent, Eddy Cochran, Fats Domino…(excusez moi du peu!),  de délicieux gags texaveriesques et le charme du début du technicolor… Je vous laisse imaginer le résultat.

Soirée film relaxant et drôle + plat alsacien réconfortant, formule gagnante répétée la semaine suivante avec les brotknepfle à la vache qui rit et High Fidelity de Stephen Frears.

et la recette?

500 g de fromage blanc à 0% – 2 oeufs – de la ciboulette – 200 g de lardons – 240 g de farine – sel et poivre

Mélanger la farine, le fromage blanc et les oeufs. Ajouter le sel, le poivre et la ciboulette, réserver.
Porter de l’eau à ébullition. Pendant ce temps, faire revenir les lardons dans une poêle, réserver. Ne laver pas la poêle tout de suite!
A l’aide de deux cuillères,  former des quenelles. Méthode bien expliquée en images ici. Mettre les quenelles dans l’eau bouillante et laisser cuire 5 minutes environ. Les déposer délicatement avec un écumoire dans une passoire (il y a beaucoup de pâte donc il est préférable de faire les quenelles en deux, trois fois, sinon elles risquent de se coller entre elles dans la casserole!) .
Bien égoutter les quenelles et les faire revenir dans la poêle des lardons.
Servir avec les lardons et une salade verte, déguster devant The girl can’t help it.

jukebox playing: She’s got it, Little Richard