Midnight in Istanbul (partie I: Les baklavas)

Mes parents, qui reviennent d’un séjour à Istanbul, m’ont ramené de super loukoums, du « honey nut » (un mélange de noisettes, amandes, pistaches etc. joliment organisé dans un pot de miel) et un livre de pâtisseries orientales (français, puisque leur recherche d’un livre turc/anglais ou turc/français s’est révélée infructueuse). Ma mère organisait hier un repas turc, et bien qu’absente à la soirée (adieu mes petits baklavas!), je me suis activée en cuisine pour lui préparer des baklavas aux noix et aux amandes, des gâteaux aux pistaches et des beignets au fromage. Elle a fait tout le reste, autrement dit une tonne de mezzes plus beaux les uns que les autres et des aubergines farcies qui donnaient à la maison une odeur de voyage. Les baklavas étaient extraordinaires (non non je n’en rajoute pas!), ils étaient vraiment réussis et si vous n’avez jamais fait de pâtisseries orientales auparavant (comme bibi), j’ai trouvé ça très simple à réaliser et vraiment délicieux.

Thomas et moi sommes allés voir Midnight in Paris de Woody Allen vendredi soir. Il faut que je vous explique notre relation, à Woody et à moi: je suis une énorme fan des vieux Woody, Annie HallManhattanTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais avoir osé le demander), Broadway Danny Rose, La rose pourpre du Caire, Hannah et ses soeurs sont mon top 6 woodyallenien (dans le désordre). Et l’industrie de Woody Allen avec son film à l’année commence à me taper sur les nerfs (et ça, Woody le comprendrait). Depuis Match point, je me suis promis de ne plus aller voir les Woody Allen qui sortaient. Pourtant, chaque année, je retourne au cinéma voir « le nouveau Woody Allen » et, chaque année, je suis déçue. L’an dernier n’a pas échappé à la règle, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu fut pour moi le jackpot: deux longues heures à me demander pourquoi Woody m’infligeait ça, moi qui lui était pourtant fidèle et à m’interroger sur l’objectivité de mon très cher Télérama en matière woodyallenienne. C’est donc avec peu d’entrain que nous avons pénétré dans la salle pour voir Midnight in Paris et pourtant… Woody me surprendrait-il encore? Je me suis faite à l’idée que je ne retrouverai pas mon Woody d’antan et comme la morale (un peu trop explicite, Woody pas la peine de le dire 5 fois on avait pigé) de Midnight in Paris j’ai compris que l’on a tendance à toujours penser que c’était mieux avant. Alors oui, Woody, tu me déçois depuis des années et je peine à te retrouver dans chacun de tes nouveaux films mais aujourd’hui je suis heureuse d’être sortie du cinéma le sourire aux lèvres. C’est ton oeuvre testamentaire, ton ultime fantasme sur pellicule alors s’il te plaît, interromps ton prochain tournage et laisse moi avec Owen Wilson.

 20 feuilles filo  –  125 g + 30 g de beurre  –  150 g de cerneaux de noix  –  150 g d’amandes émondés  –  100 g de sucre  –  2 c.à.s d’arôme de fleur d’oranger (ou d’eau de fleur d’oranger)  –  300 g de miel

Préchauffer le four à 180°.
Hacher les noix et les amandes au robot et les transvaser dans un récipient.
Faire fondre 30 g de beurre. Ajouter aux noix et aux amandes, le sucre le beurre fondu et l’arôme de fleur d’oranger, mélanger et réserver.
Beurrer un moule rectangulaire.
Faire fondre les 125 g de beurre. Découper les feuilles filo afin qu’elles entrent dans le moule.
Déposer une feuille filo dans le fond du moule et la badigeonner délicatement de beurre fondu. Répéter l’opération avec 9 autres feuilles.Déposer toute la farce sur les 10 feuilles.
Répéter l’opération feuille filo + beurre avec les 10 feuilles filo restantes. Badigeonner généreusement la dernière feuille de beurre et prédécouper des losanges, sans enfoncer la lame du couteau tout au bout (ça aidera le miel à pénétrer et les baklavas se découperont plus facilement).
Enfourner pour une trentaine de minutes.

Faire fondre le miel.
A la sortie du four, arroser immédiatement les baklavas de miel.

Laisser refroidir complètement et découper les baklavas.

« Reprenez un peu de baklavaaaaas »

Le génie d’Aladdin