Archive

Archives Mensuelles: juin 2011

Normalement, j’aurai du faire une cramique (un cramique?) car Thomas est dingue de celles d’Aux merveilleux à Lille. Nous sommes allés récupérer tout notre bric à brac avant l’été, nous avons profité de nos cinémas lillois (Tree of life, Animal Kingdom, Gianni et les femmes) et, bien entendu, le petit déj de Thomas fut cramiquien. "Je suis sûr que les tiennes seraient trop bonnes" m’a-t-il dit la bouche pleine de brioche, comprenez: "Tu peux m’en faire quand on rentre, allez en plus t’as ta machine à pain!". Du coup, me voilà la tête dans les bouquins à la recherche d’une recette de cramique… Zut, la pâte doit reposer une nuit… Bon bah on va faire un chinois alors… (Vous cherchez un lien entre les deux? Les pépites de chocolat).

55 g de beurre mou  -  1 oeuf  -  10 cl de lait  -  25 g de sucre  -  1/2 c.à.c de sel  -  1 sachet de levure de boulanger  -  260 g de farine

Dans la cuve d’une machine à pain, mettre dans l’ordre: l’oeuf, le lait, le sel, le sucre, le beurre fondu, la farine et la levure. Mettre en programme "pâte levée" (ou son équivalent).
Pour le faire à la main, je vous renvoie à la recette d’origine qui est ici (Quoi? Encore chez Guillemette? Bah oui Guillemette me rend guillerette c’est comme ça!)

Pendent ce temps préparer la crème d’amande en mélangeant:

50 g d’amandes en poudre  -  50 g de sucre  -  50 g de beurre fondu  -  1 oeuf  -  10 g de farine

Lorsque la pâte a levé, l’étaler sur le plan de travail fariné. Recouvrir de crème d’amandes et de 100 g de pépites de chocolat, rouler en boudin bien serré. Découper en tronçons (8 à 10) et placer les dans un moule rond beurré et fariné. Pensez à espacer les tronçons car ils vont encore gonfler! Laisser reposer environ une heure, jusqu’à ce que ça double de volume.

Badigeonner avec un oeuf battu et enfourner au four environ 20 minutes à 200° (j’ai laissé un peu plus et le chinois était légèrement trop cuit)

Bon sinon nous avons vu Tree of life et Oh-mon-Dieu (c’est le cas de le dire) ce fut un supplice. Déjà qu’avec Bob en président à Cannes, je me demandais ce que ça allait donner (président démocrate ou dictateur? Comme se demandait le rédacteur d’un vieil article des Inrocks ou de Télérama, je ne sais plus…). La palme à Terrence Malick idem. Et bien… Vous voulez ne plus avoir envie d’entrer dans une salle de cinéma pendant quelques semaines? Bingo, Terrence Malick vous offre l’occasion d’économiser votre budget sortie. Thomas a essayé de me convaincre que le film était un petit petit petit peu mieux que ce que je disais mais je maintiens que non, pour moi ce fut juste insupportable. Lyrisme, lyrisme, lyrisme. Bon, bien sûr je suis peut être un peu dure, la photo est sublime et certaines images sont plutôt chouettes. Jessica Chastain est magnifique, mais surtout, surtout les gosses sont extra. Et Dieu? Bah Dieu est partout hein, comme qui dirait. Et ça, ça peut agacer. La bande-annonce est mieux que le film et lorsque je suis sortie de la salle je me suis dit que si c’était ça le cinéma, et bien, ce serait sans moi… Le bon côté c’est que la première heure est la plus dure, donc si on veut partir, on part, et on gagne 2h18 de notre vie.

Guillemette, de chocolat & caetera, est toujours à la quête du meilleur gâteau. Elle recherche la base parfaite des génoises, des muffins et des cakes, teste et reteste et nous donne LA recette qui surpasse toutes les autres. Ici: (tadaaaa!) le cake. Son cake aux framboises et aux pépites de chocolat m’avait déjà fait de l’oeil quand elle l’avait posté, il est aujourd’hui devant moi tout beau, tout doré et prêt à être dégusté. Enfin il faut quand même savoir qu’un cake est toujours meilleur le lendemain. C’est un de ses atouts puisque vous pouvez préparer vos cakes la veille. Bien sûr, c’est aussi un peu emmerdant puisque par exemple, le cake est actuellement tout prêt de moi et je ne pense pas y résister très longtemps…

150 g de farine  -  140 g de sucre  -  125 g de beurre  - 60 g de poudre d’amandes  - 3 oeufs  -  70 g de pépites de chocolat noir  -  100 g de framboises fraîches ou surgelées

Préchauffer le four à 180°
Faire fondre le beurre et le laisser refroidir
Fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Ajouter la farine et la poudre d’amandes, puis le beurre fondu. Alors là, ne vous inquiétez pas: la pâte va être très épaisse (j’ai eu peur moi, et pourtant Guillemette nous prévient…)
Monter les blancs en neige. En incorporer la moitié au mélange et fouetter vivement pour assouplir la pâte (là on est rassuré). Ajouter le reste des blancs très délicatement.

Verser dans un moule un cake (entre 24 et 28 cm) tapissé de papier sulfurisé (ou beurre+farine comme vous voulez), enfourner pour 40 à 50 minutes en baissant le four à 150°.

- Ben je sais pas, par exemple,une quiche lorraine.
- Une ouiche.
- Une quoi?
- On dit une ouiche lorraine.
- T’es sûr? Ca fait bizarre ouiche lorraine.

 La classe américaine, Michel Hazanavicius
Bon ok, ce n’est pas une ouiche lorraine que j’ai faite, mais une ouiche avec tout ce que j’avais sous la main. C’est super pratique les quiches, on met ce qu’on veut dedans. Les gens s’obstinent à vouloir faire des quiches lorraines mais nom de zeuuus rangez vos lardons! Et en plus c’est l’été, donc hop on sort plein de légumes et c’est dans la poche (ou dans le four plutôt).

Pour la pâte (j’utilise toujours celle de Catherine Kluger):

200 g de farine  -  90 g de beurre froid  -  2 cl d’eau  -  une pincée de sel  -  1 oeuf  -  un peu de paprika

Couper le beurre en morceaux et mélanger le à la farine, le paprika et le sel. Sabler (comme un crumble) du bout des doigts.
Battre l’oeuf avec l’eau et les mélanger à la pâte. Pétrir le moins possible, former une boule, emballer la dans du film alimentaire et laisser reposer une heure au frigo.
Sortir la pâte et l’aplatir au rouleau à pâtisserie sur un plan de travail fariné.
Foncer (mettre la pâte) dans le moule ou le cercle à pâtisserie, faire délicatement de petits trous avec une fourchette et laisser au frigo pour 30 mn.

Pendant ce temps préparer la garniture:

4 tomates lavées et coupées en morceaux - 2 oignons nouveaux coupés en rondelles  -  1/2 poivron rouge épluché et coupé en morceaux  -  1/2 poivron vert épluché et coupé en morceaux  -  du persil plat

ou absolument tout ce que vous désirez: de la feta, des cubes de conté, des tomates cerises, des olives, des petits pois etc.

et l’appareil à quiche, mélanger:

20 cl de crème liquide  -  3 oeufs  -  sel, poivre  -  une belle poignée de gruyère  + un peu de gruyère pour mettre sur le dessus

Préchauffer le four à 180°.
Sortir la pâte du frigo, couvrir de papier cuisson et de poids (haricots, riz etc.) et enfourner pour 15 minutes.
Sortir le cercle et retirer les poids et le papier. Déposer toute la garniture et recouvrir de l’appareil à quiche. Ajouter un peu de gruyère sur le dessus et enfourner pour 25 minutes environ.

Après les baklavas aux noix et aux amandes, nous continuons notre voyage en Orient avec ces petits gâteaux sablés à la pistache: les maamouls. La recette est tiré du livre "Mezzés, pâtisseries & autres saveurs orientales" (cliquez, cliquez!), un ouvrage bien fait avec pleiiiin de recettes super chouettes (pour 4,95€).

J’ai fait deux fournées de maamouls car je n’avais pas mis assez de farce dans la première. Sachez que la pâte est, non seulement sablée, mais aussi bien épaisse si on suit la recette qui dit de creuser une boule de pâte pour mettre la farce. Pour la seconde fournée, j’ai étalé la pâte au rouleau afin de mettre plus de pistaches au milieu, j’ai donc un peu modifié la recette traditionnelle mais les gâteaux étaient bien meilleurs! Au fait, vous ai-je dis à quel point la pâtisserie orientale était light?

Pour la pâte:

500 g de farine  -  250 g de beurre  -  2 c.à.s d’eau de fleur d’oranger

Pour la farce:

250 g de pistaches décortiquées  -  200 g de sucre  -  2 c.à.s d’eau de fleur d’oranger

Faire fondre le beurre et mélanger le avec l’eau de fleur d’oranger et la farine, ajouter 2 c.à.s d’eau. Couvrir avec un torchon humide et laissez-la reposer deux heures.
Préparer la garniture: hacher les pistaches, mélanger les au sucre et à l’eau de fleur d’oranger. (Goûter en un petit peu, vous allez voir, vous allez voyager).

Préchauffer le four à 200°.
Prélever une petite quantité de pâte (la recette est pour une vingtaine de maamouls), former une petite boule et étaler la délicatement au rouleau. Mettre une petite quantité de pâte au milieu et refermer la pâte en aplatissant le gâteau.
Mettre les maamouls sur une plaque beurrée et enfourner pour une trentaine de minutes.

Sortir les gâteaux et les rouler dans le sucre glace.

Mes parents, qui reviennent d’un séjour à Istanbul, m’ont ramené de super loukoums, du "honey nut" (un mélange de noisettes, amandes, pistaches etc. joliment organisé dans un pot de miel) et un livre de pâtisseries orientales (français, puisque leur recherche d’un livre turc/anglais ou turc/français s’est révélée infructueuse). Ma mère organisait hier un repas turc, et bien qu’absente à la soirée (adieu mes petits baklavas!), je me suis activée en cuisine pour lui préparer des baklavas aux noix et aux amandes, des gâteaux aux pistaches et des beignets au fromage. Elle a fait tout le reste, autrement dit une tonne de mezzes plus beaux les uns que les autres et des aubergines farcies qui donnaient à la maison une odeur de voyage. Les baklavas étaient extraordinaires (non non je n’en rajoute pas!), ils étaient vraiment réussis et si vous n’avez jamais fait de pâtisseries orientales auparavant (comme bibi), j’ai trouvé ça très simple à réaliser et vraiment délicieux.

Thomas et moi sommes allés voir Midnight in Paris de Woody Allen vendredi soir. Il faut que je vous explique notre relation, à Woody et à moi: je suis une énorme fan des vieux Woody, Annie HallManhattanTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais avoir osé le demander), Broadway Danny Rose, La rose pourpre du Caire, Hannah et ses soeurs sont mon top 6 woodyallenien (dans le désordre). Et l’industrie de Woody Allen avec son film à l’année commence à me taper sur les nerfs (et ça, Woody le comprendrait). Depuis Match point, je me suis promis de ne plus aller voir les Woody Allen qui sortaient. Pourtant, chaque année, je retourne au cinéma voir "le nouveau Woody Allen" et, chaque année, je suis déçue. L’an dernier n’a pas échappé à la règle, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu fut pour moi le jackpot: deux longues heures à me demander pourquoi Woody m’infligeait ça, moi qui lui était pourtant fidèle et à m’interroger sur l’objectivité de mon très cher Télérama en matière woodyallenienne. C’est donc avec peu d’entrain que nous avons pénétré dans la salle pour voir Midnight in Paris et pourtant… Woody me surprendrait-il encore? Je me suis faite à l’idée que je ne retrouverai pas mon Woody d’antan et comme la morale (un peu trop explicite, Woody pas la peine de le dire 5 fois on avait pigé) de Midnight in Paris j’ai compris que l’on a tendance à toujours penser que c’était mieux avant. Alors oui, Woody, tu me déçois depuis des années et je peine à te retrouver dans chacun de tes nouveaux films mais aujourd’hui je suis heureuse d’être sortie du cinéma le sourire aux lèvres. C’est ton oeuvre testamentaire, ton ultime fantasme sur pellicule alors s’il te plaît, interromps ton prochain tournage et laisse moi avec Owen Wilson.

 20 feuilles filo  -  125 g + 30 g de beurre  -  150 g de cerneaux de noix  -  150 g d’amandes émondés  -  100 g de sucre  -  2 c.à.s d’arôme de fleur d’oranger (ou d’eau de fleur d’oranger)  -  300 g de miel

Préchauffer le four à 180°.
Hacher les noix et les amandes au robot et les transvaser dans un récipient.
Faire fondre 30 g de beurre. Ajouter aux noix et aux amandes, le sucre le beurre fondu et l’arôme de fleur d’oranger, mélanger et réserver.
Beurrer un moule rectangulaire.
Faire fondre les 125 g de beurre. Découper les feuilles filo afin qu’elles entrent dans le moule.
Déposer une feuille filo dans le fond du moule et la badigeonner délicatement de beurre fondu. Répéter l’opération avec 9 autres feuilles.Déposer toute la farce sur les 10 feuilles.
Répéter l’opération feuille filo + beurre avec les 10 feuilles filo restantes. Badigeonner généreusement la dernière feuille de beurre et prédécouper des losanges, sans enfoncer la lame du couteau tout au bout (ça aidera le miel à pénétrer et les baklavas se découperont plus facilement).
Enfourner pour une trentaine de minutes.

Faire fondre le miel.
A la sortie du four, arroser immédiatement les baklavas de miel.

Laisser refroidir complètement et découper les baklavas.

"Reprenez un peu de baklavaaaaas"

Le génie d’Aladdin

Deuxième problème que je rencontre avec ce livre. Mon premier test fut un cake au thé qui possédait une quantité de beurre assez faramineuse, ce qui donna un cake à l’huile plutôt qu’au thé dont les tranches glissaient entre nos doigts. Ici, j’ai réalisé une génoise "toute bête" qui n’a pas monté au four. Deux hypothèses: c’est une recette qu’il faut faire deux fois afin de superposer les deux génoises ou la recette n’est pas super et on se retrouve avec une génoise raplapla. Le four (qui a aussi ses humeurs) est peut être responsable de ce raplaplatissement, que sais-je? Le fait est que me voilà avec une plate génoise, qui est excellente, certes, mais pas à la hauteur de mes attentes (haha).

3 oeufs  -  30 g de beurre  -  85 g de sucre  -  85 g de farine  -  1 pincée de sel

Graisser et fariner un moule de 20 cm de diamètre, préchauffer le four à 180°.
Faire fondre le beurre.
Battre les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Y incorporer peu à peu la farine, le sel et le beurre refroidi.
Verser dans le moule et enfourner 30 minutes. Laisser refroidir sur une grille.

La dernière photo montre la face cachée de ma génoise, son côté raplapla, son statut de génoise-qui-a-décidé-de monter- d’un côté-et-pas-de-l’autre… Néanmoins sachez que la génoise était vraiment bonne et que je vous la recommande, parce qu’avec de la confiture ou du Nutella, c’est simple et délicieux!

♪ Way Back Home – Bob Crosby and the Bobcats

Du retard, du retard dans les post! Ce plat date en fait du même jour que les gâteaux format hobbit. C’est la seconde fois que j’essaye une recette de Jamie: une réussite! J’ai modifié légèrement la recette, je vous donne donc ma version et tout ça très très vite car je suis entrain de préparer des pâtisseries orientales pour un repas turc (mes parents reviennent d’Istanbul, préparez-vous à un peu d’exotisme!)

Pour 4 personnes:

4 pavés de cabillaud - 2 beaux avocats - 20 crevettes décortiquées  - 25 cl de crème fraîche liquide - 200 g de gruyère (à varier selon votre envie) - huile d’olive - basilic (séché pour moi, mais frais c’est mieux!) – sel & poivre

Préchauffer le four à 220°
Assaisonner les pavés, les enrober dans de l’huile d’olive et saler et poivrer les deux faces. Les disposer dans un plat à gratin.
Ajouter les avocats épluchés et coupés en lamelles, puis les crevettes.
Recouvrir de crème liquide puis parsemer de basilic et de gruyère.
Enfourner pour une dizaine de minutes, jusqu’à ce que le dessus soit doré.

Nous l’avons mangé avec un peu de riz et une salade à la vinaigrette au citron vert.

 Blue suede shoes – Elvis Presley

Donc, une fois de plus, on remercie Jamie! Nous nous sommes régalés (même avant de manger le plat, il suffit de regarder Thomas…). Jamais deux sans trois Jamie, promis je re-testerai une de tes recettes sous peu!

Vous vous souvenez du gâteau au chocolat d’Amuses Bouche, que j’ai fait il y a quelques semaines? En voici la version miniature! Ce ne sont pas des muffins: pas la même texture, pas le même dôme sur le dessus… ce sont des gâteaux hobbits (petits quoi… et avec une mini bosse telle l’oreille proéminente de nos amis de la Comté… Je crois que je regarde trop The big bang theory.). Comme le gros gâteau au chocolat de la dernière fois, les petits étaient parfaits, bien chocolatés et avec une croûte des plus agréables. Ils se sont fait manger tellement vite que je n’ai même pas pu prendre une photo de coupe! Et puis zou! Il fallait se dépêcher pour Mon oncle, un Tati poétique et hilarant qui nous a fait rire -comme rarement- devant la télé.

♪ Chocolate cake – Gérald Toto

160 g de chocolat noir - 120 g de beurre - 90 + 30 g de sucre - 90 g de poudre d’amandes - 50 g de farine - 4 oeufs

Préchauffer le four à 180°.
Faire fondre le beurre avec le chocolat, bien mélanger pour homogénéiser.
Ajouter 90 g de sucre, la poudre d’amandes, la farine en fouettant bien.
Ajouter les 4 jaunes d’oeufs un à un. Mélanger entre chaque jaune.
Fouetter les blancs jusqu’à ce qu’ils deviennent très fermes. Ajouter les 30 g de sucre et fouetter un peu à nouveau.
Ajouter une cuillère de blancs au mélange au chocolat en mélangeant bien pour assouplir la pâte puis ajouter le reste des blancs très délicatement.
Verser la pâte dans des moules à muffins ou en aluminium (vous pouvez aussi les mettre dans des petites caissettes pour faire des version muffins) et enfourner pour 15 à 20 minutes.

Laisser refroidir sur une grille.